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J’adore les Tudors

Voici une série qui mérite le détour, les Tudors. C’est l’histoire d’Henri VIII, roi d’Angleterre, roi belliqueux aux 6 épouses. Ce Personnage haut en couleur sévit dans ce chaudron de l’histoire Européenne du XVIe siècle, en proie aux schismes religieux et sous la prise de ces mains acérées que sont les régents François Ier, Charles Quint et bien sûr Henri VIII. Nous sommes à une période où l’Eglise tente de pacifier les relations entre les régents tout en étant à la fois juge et parti. C’est aussi une période où les idées de Calvin vont trouvées échos dans l’entourage du roi Henri VIII. L’Europe opère alors une rupture idéologique et religieuse.

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L’esthétique de la série n’a, à ma connaissance, nul autre pareil. Les costumes sont sublimes, la photographie du film est très maîtrisée ainsi que la mise en scène. Tout participe dans cette série à renforcer la dramaturgie de cette époque et celle des personnages. Les intrigues, les trahisons, les passions, les joies s’y entrechoquent dans une sérénade endiablée.

Pour profiter de cette formidable fresque historique, rien de tel que de la visionner sur un écran plasma, en HD. Merci à Arte d’avoir diffuser cette série produite par nos amis irlandais et canadiens, qui je pense n’ont pas hésité à écorner l’une des grandes icônes de l’histoire d’Angleterre. Y aurait-il un peu de ressentiment de leurs parts ou rendent-ils compte simplement d’une époque sans en déformer les contours?
Pour ma part je ne peux y répondre, alors amis historiens la vérité vous appartient.

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Ils m’ont tapé dans l’oeil ! n°9: Melancholia de Lars Von Trier

Voici un film que j’ai vu il y a un mois et qui me poursuit encore, plutôt rare!

Il s’agit de la fin du monde, un couple se marie alors que la planète et l’humanité vit ses derniers instants. Elle, Justine (Kirsten Dunst) et lui ne le savent pas encore mais la jeune mariée, une artiste reconnue (dans la catégorie des écorchées vives), ressent en souffrance l’intensité de ce monde qui va à sa perte, dans sa chair et son âme, comme si elle était raccordée à la terre, au cosmos. (peut-être la dimension philosophique ou symbolique du film?)

Dès la cérémonie de mariage et durant le repas, le malaise s’installe, des parents divorcés (Charlotte Rempling et John Hurt) qui se balancent des reproches en public comme dans une joute verbale. Un beau-frère (kiefer Sutherland) plein aux as, le « grand argentier » de ce mariage est très attaché quant à lui aux conventions, il se scandalise devant les disparitions et réapparitions répétées de la mariée pendant le repas de mariage, il ne cesse de lui faire des reproches tout en débordant d’affection pour elle, elle qu’il considère comme une petite soeur irresponsable. Il vire la mère acariâtre de la mariée  qui assène quelques vérités sur le mariage et écorne l’image idyllique qu’il représente, etc. (la dimension sociale)

Les choses vont de mal en pis, les scientifiques se veulent rassurant d’autres le sont beaucoup moins mais ils ne sont pas relayés par les médias, évident!

Alors que le drame s’installe, la vraie nature des gens est révélée, la lâcheté du beau-frère jouxte la flamboyance et le courage de deux soeurs (Charlotte Gainsbourg et  Justine, la mariée) devant l’inéluctable.  Elles vont tenter de préserver le seul enfant de la famille de la cruauté irréparable de ce monde en perdition. (la dimension ontologique)

La fin, poétique et sublime ne suffit pas à effacer ce sentiment d’effroi, sentiment amplifié par une bande sonore dantesque! 

A voir donc absolument, on flippe, on flippe mais j’ai trouvé ce film grandiose, il en ferait presque oublié les frasques du réalisateur lors du festival de Cannes de 2011. Attention cependant, on aime ou déteste!

Merci monsieur Lars Von Trier pour ce film que je trouve fabuleux! 


Ils m’ont tapé dans l’oeil ! n°6

Synopsis

Dans une province rurale du nord du Japon, à Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l’éclatement de l’orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. Daigo répond à une annonce pour un emploi « d’aide aux départs », imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L’ancien violoncelliste s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l’emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.

Ce film me rappelle quelques souvenirs d’enfance…

Mon grand-père avait créé après la guerre une entreprise de pompe funèbre, j’ai gardé certains souvenirs de cet univers froid, calme et intriguant pour un jeune esprit.

Je revois ces stèles funéraires en marbre, ces statues de bronze, ces fleurs en plastiques, ces lettres dorées disposées en vrac qu’une main anonyme agitait pour inscrire le dernier salut des proches du défunt sur la couronne funéraire, ronde, toujours ronde, mais pourquoi ronde?

Mais surtout, je frémis encore en pensant à ce jeu qui ravirait plus d’un « gothique », un jeu « interdit » auquel nous nous adonnions parfois avec mon cousin, celui de prendre la place du mort. Tour à tour, nous montions à l’intérieur d’un cercueil capitonné, l’expérience consistait alors à refermer le couvercle sur nos petites personnes, dans le seul but de savoir à quoi ressemblait la mort. Du noir que du noir, rien que du noir! Fan des épisodes de La quatrième dimension nous imaginions alors franchir la porte vers un autre monde, aussi étrange que celui des pompes funèbres.

Cette expérience  infructueuse  ne durait que quelques dizaines de secondes, la trouille au ventre nous retirions avec empressement le couvercle au signal de l’un ou de l’autre, nous étions soulagés de retrouver la lumière, soulagés de  voir l’expression d’un visage si familier. La famille Adams avait ce genre de pratique, mais c’était une pratique courante, ils ne craignent pas la mort!


Ils m’ont tapé dans l’oeil ! n°5

Ce film serait-il à classer dans la catégorie des chefs d’oeuvres?

Je serais tenté de répondre par oui, ce film du réalisateur Juan José Campanella est une pièce d’orfèvrerie de première ordre, j’ai rarement vu un film si bien ficelé. Une intrigue policière et amoureuse passionnante, des acteurs excellents, ils jouent juste avec beaucoup de retenue, l’émotion est contenue, j’aime ça, on n’est pas dans l’exagération du jeu de l’acteur. Le contexte politique est omniprésent mais jamais il n’est mentionné. Nous sommes en 1974, année qui m’a vu naître, un de ses années troubles dans une Argentine en proie à la dictature ( 1972 à 1983), la mention de cette date dans le film se suffit à elle-même. Ce film dispose d’une très belle photographie, qui ne cherche pas les effets spectaculaires, la violence existe dans ces images mais elle n’est pas obscène comme bon nombre de films. Une fois encore ce film est sobre mais efficace, et parfait, le rebondissement principal du film est absolument grandiose.

Vous l’aurez compris, ce film est un grand moment de cinéma, c’est plutôt rare. 

Pour l’anecdote, il a eu l’oscar de meilleur film étranger, je viens de voir ça, on s’en fout, mais quand même…

Pour en savoir plus, voici une vraie critique de cinéma sur le lien suivant:

http://nicolinux.fr/2010/05/08/dans-ses-yeux-campanella/

http://www.telerama.fr/cinema/films/dans-ses-yeux,405677.php


Ils m’ont tapé dans l’oeil n°3

Parlons cinéma !

Minuit à Paris

Américain : 2011
Titre original : Midnight in Paris
Réalisateur : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
Acteurs : Owen WilsonRachel McAdamsAdrien BrodyCarla Bruni,Marion Cotillard
Distribution : Mars Distribution
Durée : 1h34
Genre : Comédie
Date de sortie : 11 mai 2011

42è long-métrage de Woody Allen, Minuit à Paris a été présenté à l’ouverture du 64ème Festival de Cannes 2011. Le réalisateur nous revient avec un film très européen dont l’histoire romantique et comique se déroule à Paris, ville vénérée par Woody Allen. D’ailleurs il le dit lui-même : “En imaginant l’histoire de Minuit à Paris, j’ai voulu mettre en scène toute la magie que m’inspire Paris, une ville que j’adore !”

Synopsis : Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne.

(suite…)