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Ils m’ont tapé dans l’oeil ! n°6

Synopsis

Dans une province rurale du nord du Japon, à Yamagata, où Daigo Kobayashi retourne avec son épouse, après l’éclatement de l’orchestre dans lequel il jouait depuis des années à Tokyo. Daigo répond à une annonce pour un emploi « d’aide aux départs », imaginant avoir affaire à une agence de voyages. L’ancien violoncelliste s’aperçoit qu’il s’agit en réalité d’une entreprise de pompes funèbres, mais accepte l’emploi par nécessité financière. Plongé dans ce monde peu connu, il va découvrir les rites funéraires, tout en cachant à sa femme sa nouvelle activité, en grande partie taboue au Japon.

Ce film me rappelle quelques souvenirs d’enfance…

Mon grand-père avait créé après la guerre une entreprise de pompe funèbre, j’ai gardé certains souvenirs de cet univers froid, calme et intriguant pour un jeune esprit.

Je revois ces stèles funéraires en marbre, ces statues de bronze, ces fleurs en plastiques, ces lettres dorées disposées en vrac qu’une main anonyme agitait pour inscrire le dernier salut des proches du défunt sur la couronne funéraire, ronde, toujours ronde, mais pourquoi ronde?

Mais surtout, je frémis encore en pensant à ce jeu qui ravirait plus d’un « gothique », un jeu « interdit » auquel nous nous adonnions parfois avec mon cousin, celui de prendre la place du mort. Tour à tour, nous montions à l’intérieur d’un cercueil capitonné, l’expérience consistait alors à refermer le couvercle sur nos petites personnes, dans le seul but de savoir à quoi ressemblait la mort. Du noir que du noir, rien que du noir! Fan des épisodes de La quatrième dimension nous imaginions alors franchir la porte vers un autre monde, aussi étrange que celui des pompes funèbres.

Cette expérience  infructueuse  ne durait que quelques dizaines de secondes, la trouille au ventre nous retirions avec empressement le couvercle au signal de l’un ou de l’autre, nous étions soulagés de retrouver la lumière, soulagés de  voir l’expression d’un visage si familier. La famille Adams avait ce genre de pratique, mais c’était une pratique courante, ils ne craignent pas la mort!

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