De par le monde, mes yeux s'extasy!

Syrie

Le Chat, Hafez et Bachar

ou 

Comment ils ont obligé les chats à avoir la même vision de l’avenir qu’eux!

Hormis cette petite boutade qui ne fait pas de mal, vous pouvez observer dans cette photo, l’importance du culte de la personnalité dans ce pays, les portraits des deux présidents, le défunt père Hafez et son rejeton Bachir sont omniprésents, positionnés en bonne place (ici sur la devanture du magasin) comme s’il s’agissait des gardiens de la morale et de la bonne conduite de leurs concitoyens.

Il est à noter également qu’ils regardent vers la gauche, ainsi que le chat, j’ai attendu que ce charmant animal daigne faire la pose comme les deux « bestioles » d’à côté pour déclencher l’obturateur.

NB: Les deux présidents regardent vers la gauche, cette direction symbolise l’avenir, regarder à droite signifierait alors le passé. Si vous regardez des affiches d’hommes politiques en occident vous trouverez un positionnement inverse. Et oui, n’oublions pas que le sens de lecture d’une image ou d’un livre n’est pas le même. Nous lisons de gauche à droite, les arabes lisent de droite à gauche. 

Bachar, le grand-père et sa petite fille

On a l’impression que le président regarde la petite fille, un regard bien paternaliste et lourd de sens. On est loin des préoccupations du monde de l’enfance.

Les affichages à l’effigie de Bachar el-Assad et de son père sont l’expression de la propagande du régime sans aucun doute. Ces affichages sont quelques fois stylisés, ils représentent alors le dictateur avec des lunettes noires, comme dans les affiches de films avec Stallone (cf. le film COBRA). Il est placardé sur les tee-shirts, sur le pare-brise arrière des voitures, sur les murs sous forme de tags, sur les étuis des téléphones portables… On peut se demander alors si ce type d’affichage est à l’initiative du pouvoir ou s’il est en dehors du contrôle du régime. Dans tous les cas, il existe un marketing (imposée ou tolérée ) important qui semble présenté une image moderne du tyran et lui assure la sympathie, les faveurs de jeunes syriens crédules dépourvus de tout sens critique.

L’ombre de la dictature?

Appréciez cette délicatesse de la tenue : gants blancs, veste en cuir avec surpiqûres, bâton rayé de blanc et de rouge avec dragonne, béret plat en galette, pantalon de velours…

Quel raffinement dans cette tenue d’agent de la circulation ! La démarche assurée est lourde, l’homme arbore fièrement sa fonction (*) jouissant d’un pouvoir arbitraire sur ces concitoyens(*). Zélateur assuré (*), pour sûr cet homme ira au paradis !

Avec autant d’élégance,  l’effet est  garanti : sécurité routière respectée ! Les automobilistes s’arrêtent aux passages piétons et respectent les feux de signalisation, c’est véridique !  A moins que ce ne soit les coups de bâtons…

Trêve de plaisanterie…

J’ai donc intitulé cette photo : l’ombre de la dictature ? (photo réalisée en avril 2007). Et j’insiste sur le point d’interrogation qui a toute son importance.

Cette photo à priori parle d’elle-même et semble  raisonnée fortement au regard de l’actualité syrienne. J’aurais pu l’utiliser, la sortir de son contexte et affirmer qu’il s’agit d’un membre des forces de sécurité intérieure et ainsi cette ombre ( celle de la dictature) serait devenue emblématique, l’effet rhétorique serait alors beaucoup trop appuyé et surtout malhonnête .

Procéder de la sorte aurait été un outrage à la vérité et cela aurait fait de moi un arracheur de dent aux vils intentions.

C’est pourquoi le point d’interrogation est là pour semer le doute et éviter toute interprétation erronée.   

Comme je n’ai rien à y gagner et que ce blog n’a aucune vocation journalistique, ne se veut ni sérieux ni fantaisiste, je tiens donc à expliquer le choix de cette photo…

 J’ai sélectionné cette photo afin de mettre en avant le pouvoir d’évocation des images et de la facilité avec laquelle l’interprétation d’une image peut être détournée. Ou encore que la subjectivité d’une prise de vue peut orienter un discours sur tel ou tel fait d’actualité. Bien sûr vous n’êtes pas dupe face au monde de l’image, car vous avez cette culture de l’image, mais l’on peut vite être submergé par le flot ininterrompu d’images et baisser la garde… pour finalement arriver à des raccourcis sur une situation réelle, situation bien loin de nos postulats.

Ainsi l’imprudent qui se promène sur internet et tombe sur ce genre d’image, a bien souvent l’occasion de rencontrer ce genre de photographie qui sortit de son contexte alimente certains fantasmes et renforce les préjugés sur tel ou tel pays.

Voilà le réel danger des images lorsqu’elles sont détournées à des fins inavouables, gare aux supercheries qui n’ont d’autre objectif que d’orienter la pensée vers une idéologie, en somme cette manipulation des consciences vous l’aurez bien compris m’exaspère au plus haut point, j’irais même à qualifier cet artifice de « terrorisme intellectuel». Cette manipulation par l’image oriente la pensée et renforce les idées préconçues, c’est une arme politique…

Sans vouloir défendre ce régime abject, il est important de constater que les préjugés qui courent sur la Syrie sont légions. Par conséquent ils stigmatisent tout un peuple à cause de ces gouvernants, ils  uniformisent le propos et parfois range tout un peuple dans le même sac. Ainsi la simplification d’un discours que l’on rencontre dans certains médias occidentaux a tendance à dénaturer la complexité d’un monde multipolaire, à désavouer tout un pays et tout un peuple en le classant dans la catégorie des pays « terroristes ». Une injure donc pour un pays au passé si riche et à une région qui fait figure de matrice des civilisations.

Dans les photographies que je vais présenter par la suite, vous verrez que la vision austère que l’on a de ce pays (justifiée en grande partie) n’est pas la norme non plus, et que l’obéissance aveugle au régime, à la religion musulmane dans ses différents courants, n’était déjà pas aussi évidente que l’on pouvait le penser à l’époque en occident.

Par exemple, penser que la femme en Syrie est emprisonnée dans la foi, qu’elle est retranchée derrière un voile noir, qu’elle est retranchée derrière les fourneaux de son foyer et l’éducation de ses enfants, ne doit pas éclipser le fait qu’il y ait aussi « des femmes courages » qui résistent et jettent à la face de certains hommes leur mépris de l’ordre morale (ou plutôt  d’une certaine forme de moralité). Chose qui est d’autant plus difficile dans la mesure où le pouvoir est encore largement dans les mains de ces messieurs, que leur regard prédateur ou au contraire inquisiteur est à chaque coin de rue, dans un espace public qui leur est souvent réservé.

(*) : OFF : ce que l’on ne voit pas dans la photo, mais que j’ai vu observer lors de mon voyage en Syrie.

La photographie suivante est la preuve en image que la femme syrienne peut s’éloigner des représentations traditionnelles de sa culture et ce malgré l’implacable regard de ces hommes et leurs sourires sardoniques. Ici les codes vestimentaires de la jeune femme jure par son arrogance, proche des codes vestimentaires « grunge » ou « underground »… j’appelle cela le progrès !

AP

« Casse-toi tu pues et marche à l’ombre! »

Pile ou face ?… Moi, je choisis pile !

Cette photo illustre  la séparation qui existe encore entre les hommes et les femmes dans la société syrienne, les mâles sortent entre eux, les demoiselles aussi. On se croise dans la rue, ces hommes osent à peine les regarder, non pas par timidité mais par peur qu’un regard soutenu soit mal interprété par le copain d’à côté. Quant aux demoiselles, elles se blottissent l’une contre l’autre comme deux petites filles effarouchées ou presque (elles arborent tout de même une tenue occidentale, un pantacourt en jean, osé n’est-ce pas!?) . Pour ainsi dire, c’est encore la « guerre des sexes »! Vous l’aurez deviné, seuls les couples mariés peuvent s’afficher ensemble dans la rue sans risquer aucune remontrance de la part de leurs concitoyens. Dans beaucoup de pays arabes, le regard de l’autre est primordial, l’opinion de l’autre l’est tout autant, la respectabilité est déterminante pour évoluer en société. En résumé, le regard porté sur soi peut s’avérer être avilissant et renforce la dépendance à l’autre. Regard-prison. AP

Si la relation homme-femme et la question de la différence sexuelle vue par les philosophes à travers l’histoire vous intéresse, voici le lien d’un article intéressant paru dans l’Express (août 2009):  http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-philosophes-et-la-guerre-des-sexes_780271.html

Les communautés religieuses en Syrie

« Boîtes aux lettres », »Corbeau noir », « champignon noir » et « Trompette des Maures »!!!

Voici quelques sobriquets que vous avez sans doute déjà entendus dans votre entourage et qui sont couramment employés à propos de ces femmes voilés « de pied en cap ». Cela montre en certain mépris de notre part à leur égard car les femmes voilées représentent pour nous une régression par rapport à l’idée que l’on se fait de la femme et de sa place dans la société occidentale.

N’ayons pas peur de dire que ce voile cristallise les angoisses , c’est un repoussoir culturel en forme d’épouvantail qui nous effraye car l’Islam fait peur. Cette peur de l’Islam, je la condamne, mais je condamne également l’expression radicale de toute forme de religion basée sur une interprétation orientée des textes sacrés. Vous me direz qu’il n’y a rien de révolutionnaire dans ces propos, puisque c’est une opinion largement partagée en occident et vous avez raison!

Mais cependant est-on en droit à un tel mépris? Car il s’agit bien de mépris qui se cache derrière ces plaisanteries assassines en apparence inoffensive car elles arborent un certain vernis ironique et elles ne sont donc pas vraiment sérieuses, mais tout de même, j’ai tendance à croire que cela alimente un certaine xénophobie qui entretient une haine tapis dans l’ombre de nos sentiments et réduit notre perception objective des hommes et des femmes de confession musulmane (à l’étranger et en France). Nombreuses sont les sombres histoires sur la déshumanisante manifestation d’ actes isolés de fondamentalistes, d’extrémistes, de radicaux musulmans mais gardons à l’esprit l’acte de ce demeuré norvégien qui a l’été 2011 assassinat froidement dans son pays des jeunes gens au nom d’une idéologie d’inspiration chrétienne tel un croisé « nouvelle génération ».

 Je redoute en d’autres termes la mise en lumière d’une idée pernicieuse, celle du « choc des civilisations » dont certains intellectuels se font l’échos. Aux Etats-Unis, cette conception du monde gangrène les mentalités à grand pas et elle entretient la polémique parmi les élites européennes. L’auteur de concept s’appelle Samuel Huntington.

Voici un cours résumé de ce concept:

Le Choc des civilisations (en anglais The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order1) est le titre d’un essai d’analyse politique rédigé par l’Américain Samuel Huntington, professeur à Harvard, paru en 1996 et traduit en français en 1997. Très controversé depuis sa parution, l’ouvrage a donné lieu à de nombreux débats.

Le projet de Huntington est d’élaborer un nouveau modèle conceptuel pour décrire le fonctionnement des relations internationales après l’effondrement du bloc soviétique à la fin desannées 1980. Toutefois, il ne prétend pas donner à son modèle une validité qui s’étend forcément au-delà de la fin du xxe siècle et du début du xxie siècle2 et s’appuie sur une description géopolitique du monde fondée non plus sur des clivages idéologiques « politiques », mais sur des oppositions culturelles plus floues, qu’il appelle « civilisationnelles », dans lesquelles le substrat religieux tient une place centrale, et sur leurs relations souvent conflictuelles.

Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Choc_des_civilisations

Sont-elles trop voilées?

Il est délicat de répondre à cette question, pourtant je me risque à un début de réponse, dès lors qu’un visage n’apparaît plus je considère qu’il s’agit d’un dénie d’identité même s’il peut être considéré comme un voile protecteur contre le regard des hommes, même s’il a pour fonction religieuse de ne pas attiser les désirs des hommes. Alors pourquoi ne pas punir les hommes de leurs pulsions animales, prédatrices plutôt que de faire reposer bons nombres de contraintes religieuses sur les femmes à cause des hommes?  Pourquoi ne pas imposer la ceinture de chasteté pour les hommes?

Parce que les hommes ont le pouvoir, que ce sont eux qui ont accès à l’interprétation des textes sacrés et qui décident des lois. Et il est de tradition dans le religion musulmane (on retrouve la même interprétation dans le christianisme) de considérer la femme comme étant une tentatrice, à l’origine des pêchés de ce monde. Bien sûr tous les musulmans ne sont pas idiots, et la majorité d’entre eux est progressiste. Lorsque j’étais en Egypte, les femmes avaient le voile mais portaient aussi des jeans et se maquillaient. Ce n’est que dans les milieux les plus rigoristes que les femmes portent le voile intégrale, parmi les élites mais aussi dans les classes populaires. L’influence du wahhabisme (courant religieux venu d’Arabie Saoudite dont le but est de ramener l’Islam a sa pureté d’origine) s’est renforcé ces dix dernières années et par conséquent les femmes étaient de plus en plus nombreuses à porter ce voile noire intégrale. Malesh! (Dommage!).

On peut espérer qu’avec le printemps arabe, les pays arabes accèdent à la démocratie et que les moyens mis en place par les futurs gouvernements aillent en faveur de l’éducation, de l’éducation pour tous et de la justice, la justice pour tous. Ainsi la femme aura une place encore plus importante dans la société et pourra faire évoluer les mentalités vers plus d’égalité entre hommes et femmes. Ce serait alors une seconde révolution : celle de l’égalité et de la liberté pour tous. 

Sur le fil du rasoir

Voici une photo prise dans une rue  commerçante de Damas. Cette femme marche entre l’ombre et la lumière, les pavés raisonnent sous les pays de ses talons aiguilles, je suis prêt… Le titre de cette photo illustre cette démarcation entre deux mondes graphiques, l’un lisse et plat, l’autre vertical, chargé de victuailles. Bien évidemment ce contraste était favorable pour permettre de réaliser une photo intéressante, il suffisait d’attendre la bonne personne pour que la scène devienne intéressante. 

Les communautés religieuses de Syrie:

En Syrie les principales communautés religieuses du pays sont représentées par :

– les musulmans sunnites (majoritaires dans le pays) –> http://fr.wikipedia.org/wiki/Sunnite

– les alaouites (secte chiite) –>  http://fr.wikipedia.org/wiki/Alaouites

– les chiites –>http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiite

– les chrétiens

– les druzes –> http://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes

Dans ce monde essentiellement musulman, il y a aussi ces chrétiens que j’ai eu l’occasion de photographier. 

J’ai retenu deux photographies prises à Damas où nous y avons visité l’église de Saul (Saint Paul). De même, nous avons pu assisté à la sortie de la messe dominicale, qui fut l’occasion de quelques mariages.

Sortie de la messe, mère s’apprêtant auprès de son fils mal fagoté.

J’aime cette photo même, ce poteau coupé dans sa longueur par un cadrage serré, j’aime à m’imaginer que ce poteau en « off » a pour prolongement une croix. J’aime cette scène d’une mère qui s’affère auprès de son fils pour rétablir un semblant de « conformité » aux habits endimanchés qu’il porte. Le genou blanchi laisse place à l’imagination à nouveau: était-il à genou, priant sur le sol de l’église face à l’autel. Jouait-il dehors sur le sol blanchi de poussière?  J’aime la sobriété de cette femme, plutôt jolie à la robe plissée. Et puis, il y a cette question qui me taraude: qui y a-t-il dans le sac que tient le petit garçon?  

Vendeur d’icônes en ce dimanche ensoleillé.

Damas l’envoûtante

Conquise et reconquise au fil des siècles, Damas demeure une destination mythique. Portrait d’une ville à la fois accueillante et déroutante.

Dans notre esprit, Damas est associée à saint Paul, figure incontournable du christianisme. La ville arbore également le titre de capitale du premier empire musulman des Omeyyades et protège une des mosquées les plus vénérées de l’islam. En 635, trois ans seulement après la mort du prophète Mahomet, les musulmans s’emparent de Damas. Une conquête qui lia la ville à une religion qui rythme désormais les journées damascènes. Des journées pleines d’une atmosphère orientale enivrante et parfois déroutante.

Encore faut-il passer rapidement dans la ville nouvelle, qui ne présente d’intérêt que par son Musée national, un des plus riches qui soient. Quadrillage d’avenues bordées de paysages urbains à l’occidentale, bien peu dépaysants mais malheureusement synonymes de réussite. Le centre en revanche, protégé par une muraille romaine maintes fois reconstruite, se résume à deux grandes artères, d’où partent de nombreuses petites ruelles où se pressent les marchands, et où peinent à se croiser les carrioles et les taxis !

Ruelle étroite du vieux Damas

On peut pénétrer dans Damas de mille façons, mais la plus classique reste de l’aborder par la citadelle, dont on ne peut apercevoir que quelques murs à cause d’interminables travaux. Mais quelques murs qui conservent tout le charme de leur histoire.

À deux pas de son entrée, le souk Hamidieh, longue rue pavée coiffée d’une structure métallique par les Ottomans. À peine cachées par les tissus rivalisant d’éclat, les lingeries affriolantes que s’arrachent des femmes voilées écornent les clichés. Et pourtant, on se sent en décalage… Un sentiment désagréable, rapidement chassé par la chaleur de l’accueil syrien.

Les multiples tasses de thé que l’on vous offre donnent lieu à mille conversations surprenantes. Impossible donc de minuter son emploi du temps, car refuser une telle invitation relève du défi tant les commerçants sont insistants ! Mais aucun regret de céder tant ils sont passionnants !

 marchand d’épices dans le souk Hamidieh

épicier

Dans le souk des graines et des épices, des effluves de miel se mêlent à ceux des fruits secs et des friandises, que les marchands offrent bien volontiers !

Quelques apothicaires alignent en devanture des dizaines de bocaux aux contenus mystérieux : fétiches, queues de renard, lézards, pétales séchés, carapaces de tortue, têtes de gazelle… aux multiples vertus, que les marchands conteront à qui voudra l’entendre !

L’envers du souk

(Réassort des boutiques et des étales en marchandises)

« Sous les jupes des filles! »

(vendeurs de robes de mariées)

En attendant la livraison

Ferrailleurs bedonnants

( dans une des nombreuses rues adjacentes au souk )

Cour intérieure attenante aux boutiques 

11 Réponses

  1. Très belle photos

    novembre 13, 2014 à 0 h 16 min

  2. Love t;h black and white pictures. It accentuates the starkness of their lives.

    février 16, 2014 à 18 h 45 min

    • Thank you for your comment, it was before the war… Before apocalyps!

      février 16, 2014 à 18 h 50 min

      • Oh, that explains the smiles. . . .. I would love to go to Damascus and other ancient Christian sites, but don’t think that is going to happen now!

        Have you been to Varanasi in India? Hindus believe it to be the first city on earth, and archaeologists list it in the first 10 from their study. It is beginnings. If you don’t know it, check it out. Amazing city of incredible spiritual intensity.

        février 16, 2014 à 18 h 56 min

      • I never went to Vanarasi, but this place is legendary and fascinating but also demanding humanly, I’d like to go there one day. if you are fascinated by this city, take a look at the work of Michael ackerman, he published a book called « end time city » edited by Nathan/Delpire

        février 16, 2014 à 20 h 34 min

      • Oh I have written that down. It is a very intense place. I have never been to Jerusalem ;but understand it has the same affect on people. With all your travelling you must go. It is difficult to get there. We flew from Delhi. Thanks so much for the info. I will check it out! Smiles!

        février 16, 2014 à 20 h 52 min

  3. Thank you for liking my artwork blog. Hope you enjoy your visits 🙂

    octobre 28, 2013 à 8 h 15 min

  4. Magnifique. Vous avez fait ressurgir à ma mémoire, tout un univers sans doute perdu.

    février 12, 2013 à 16 h 02 min

    • Merci pour votre commentaire, ces photos ont été prises il y a 5-6 ans à Damas et Alep principalement.
      Je ne serais pas aussi pessimiste, inquiet certes de ne plus pouvoir retrouver ces ambiances particulières, mais j’ose espérer que ce monde passé sous silence s’éveillera à nouveau, loin des torpeurs de la guerre… Et j’espère revenir un jour arpenté à nouveau le souk de Damas où les parfums, les senteurs des étales, les ruelles tortueuses de la vieille ville vous offrent l’ivresse, la plénitude et un avant goût des mystères de l’Orient.

      février 12, 2013 à 21 h 53 min

  5. Photo 4 is my favourite – the two men were « caught in the act »

    décembre 27, 2012 à 5 h 15 min

    • Thank you Andrew
      Unfortunately, now it is dangerous to solemnize marriages!

      décembre 27, 2012 à 14 h 09 min

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